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8 formes de capital

Redéfinir la valeur dans nos entreprises


Ethan C. Roland d'AppleSeed Permaculture aux USA a tenté de décrire un système financier qui représente de manière plus juste la valeur d’une ressource et qui conçoit le système de valeur comme un écosystème plus complexe que le simple échange monétaire.


Dans une vision traditionnelle du monde des affaires, le capital est habituellement associé à une richesse sous formes d'argent ou d'autres actifs. Or, ces autres actifs ne sont pas nécessairement matériels et n’ont pas besoin d’être financiers pour ajouter de la valeur à l’entreprise et à nos vies!


En réalité, il existe plusieurs formes de capital, 8 pour être précis. Les voici brièvement.


Le Capital social


L’influence et les relations constituent le capital social. Une personne ou une entité qui a un « bon capital social » peut demander des faveurs, influencer les décisions et communiquer efficacement. Il s’agit de qualificatifs souvent associés au leadership. Les gens qui présentent un bon capital social crée des liens, favorisent l’esprit d’équipe, sont sensibles à la bonne entente des individus en plus de mobiliser et de motiver les troupes. Une personne peut aussi ajouter du capital social dans l’entreprise en communiquant sa richesse et son unicité, sa vision, son savoir, son expérience et son vécu.


Le Capital matériel


Les objets physiques non vivants forment le capital matériel. Les ressources naturelles ou brutes comme la pierre, le métal, le bois et les combustibles fossiles sont transformées et agencées les unes avec les autres pour créer des matériaux ou des structures. En entreprise, nous accumulons du capital matériel via nos bâtiments, notre mobilier, notre matériel informatique, notre machinerie, etc. Nous en créons également si nous sommes dans la production d’objets physiques. Le capital matériel est souvent ciblé dans les démarches de développement durable et d'innovation, et il est presque toujours associé au capital financier pour les transactions et dans les bilans comptables.


Le Capital financier


Nous sommes plus familiers avec le capital financier en entreprise et en société : argent, devises, titres, parts, actions, enveloppes, etc.


La société mondiale actuelle concentre énormément d'attention sur le capital financier, qui représente notre outil premier d'échange de biens et de services avec d'autres humains.

La notion du capital financier est associée au pouvoir, à la liberté et au succès tout en étant une richesse à la fois tangible et intangible. Nous assistons d’ailleurs à la montée de monnaies virtuelles. Des monnaies alternatives voient également le jour dans plusieurs pays à travers le monde pour diversifier les modes d’échanges et pour reprendre du contrôle sur leur économie locale. Le capital financier est bien sûr au cœur des considérations entrepreneuriales puisque nos systèmes reposent sur celui-ci.


Le Capital vivant


Le capital vivant englobe les animaux, les plantes, l'eau et le sol de notre terre – la véritable base de la vie sur notre planète.


Les entreprises qui œuvrent selon les principes du développement durable, qui désirent laisser une empreinte écologique moins grande dans l'écosystème, qui décident de compenser leur empreinte carbone, par exemple en reboisant, ou qui s’approvisionnent de ressources naturelles comprennent au quotidien l'importance de ce capital vivant. L'observation des différents milieux naturels en recherche et développement, une pratique qui se nomme le biomimétisme, présente un potentiel de création de valeur immense puisque la nature demeure notre plus grande enseignante et a guidé la plupart des percées scientifiques à ce jour.


Ces principes et tangentes dits « écologiques » permettent également d'ouvrir la porte à d'autres bénéfices pour l'entreprise, par exemple la réduction des coûts d'approvisionnement engendrée par l'économie circulaire et la solidité du réseau d'affaires dans un tel contexte d’interdépendance. Nous pouvons également penser aux subventions et aux crédits liés aux efforts appliqués en environnement qui, finalement, viennent ajouter au capital vivant d'autres types de capitaux tout aussi intéressants pour les humains qui y investissent.


Le Capital intellectuel


Le capital intellectuel représente les connaissances acquises et détenues par l’entreprise et son équipe.


Le capital intellectuel est présenté comme le moyen le plus sûr de « réussir ». L’accumulation de connaissances est valorisée grâce à des expertises, à des diplômes et à des certifications et donne du crédit aux personnes qui les détiennent.


Le transfert des connaissances assure la richesse et la résilience des entreprises, qui peuvent générer de la valeur à même leur fonctionnement et la faire fleurir à travers la formation, le compagnonnage, le mentorat, etc. Finalement, le savoir est intimement lié à la culture d’entreprise puisqu’il représente autant les connaissances explicites que les connaissances tacites dans l’entreprise. Il englobe les valeurs, les pensées, les modes de résolution de problèmes, le savoir-être, etc.


Le Capital expérientiel (ou humain)


Nous accumulons du capital expérientiel en vivant au quotidien l’aventure entrepreneuriale. Pour que nous apprenions réellement quelque chose, il faut non seulement acquérir de la connaissance, mais il faut aussi l’expérimenter.


Plusieurs excellents techniciens savent adapter la théorie aux besoins du milieu en fonction de leur expérience dans d’autres entreprises ou avec d’autres technologies. Des membres de l’équipe plus âgés peuvent prévenir des situations problématiques en partageant leur vécu dans un contexte semblable. Le gestionnaire qui a déjà traversé une situation similaire à celle d’un employé en deuil saura assurément lui offrir un meilleur soutien et ainsi favoriser sa rétention sur le long terme. Ce sont tous des exemples de génération de capital humain en entreprise.


Le Capital spirituel (ou de rayonnement)


Le capital spirituel contient des aspects des capitaux intellectuel et expérientiel, mais il est plus profond, plus personnel et moins quantifiable. Il ne s’agit pas de religion, mais bien du fait de nous nourrir au travail d’autre chose que du salaire et de la vie sociale que ça procure. Nous pensons à ce que ça nous apporte dans notre développement personnel en termes d’accomplissements et en termes de rayonnement du projet sur un plus grand horizon.


Nous pouvons tenter de le définir dans l’énergie que les gens apportent au projet, dans leur volonté de créer plus grand qu’eux, de changer le monde, de créer de la beauté par l’art, de toucher la clientèle pour l’aider à s’épanouir également et d’offrir un lieu de travail qui tire les employés vers le haut. Les entreprises sociales et culturelles baignent souvent dans ces sphères, mais l’aspect de rayonnement peut se vivre partout où l’humain sent qu’il se réalise et s’actualise, où le projet infuse du positif au-delà de son service et de ses ventes, où il apporte plus à la collectivité que ce qu’il livre concrètement chaque jour.


Le Capital culturel


Toutes les autres formes de capital peuvent être détenues par des individus, mais le capital culturel ne peut être créé que par une communauté de personnes. Le capital culturel décrit le partage des processus internes et externes d'une communauté ou d’une équipe. La culture d’entreprise se bâtit de manière formelle et informelle, c’est-à-dire que nous pouvons choisir de communiquer nos valeurs et d’organiser nos réunions selon certains paramètres qui sont reconnaissables de l’extérieur, mais elle se bâtit aussi par l’ambiance, par les modes de communication, par le rythme et par les rituels de l’entreprise. Le capital culturel représente le « vivre ensemble » de l’entreprise. Il devient donc autant un élément d’attraction de la clientèle et de la main-d’œuvre que de distinction de la concurrence.


Comme vous le voyez, la valeur telle que définie dans ces 8 formes de capital dépasse largement l’aspect financier. Ces éléments de valeur peuvent être utilisés en marketing et en RH comme des leviers au développement de votre projet.







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